Les entreprises (telles que Skype) proposant des logiciels de voix sur IP représenteraient une menace limitée pour l'industrie des télécoms [1, 3]. Les études reprises par Mobinaute montrent ainsi que Skype (et ses concurrents) n'auraient pris une position significative que sur le marché des communications internationales (soit 7% du trafic mondial). Plus globalement, les appels de PC à PC représenteraient une perte de 3% à 10% pour les opérateurs classiques. Par ailleurs, dans un pays comme la France, les offres groupées (ADSL + téléphonie + etc) ont freiné la croissance des logiciels VoIP (et auraient sensiblement accru la part des communications VoIP, à 23% du total en 2006, contre 11% un an auparavant [2]). La relative complexité des softphones freinerait également leur progression, qui se ralentirait dans le cas de Skype. Dans le domaine ''mobile'', l'usage des logiciels VoIP est encore rare (et réservé à quelques amateurs de technologies) mais pourrait se développer du fait des offres de convergence.