Les applications de voix sur IP pourraient bientôt être taxées aux Etats-Unis [1, 2]. Tel est en tout cas le souhait de la Federal Communications Commission, le régulateur américain des télécoms. La motivation réside dans le financement du service universel, mis à mal par la diminution des appels longue distance et par l'explosion de la téléphonie sur Internet. Paradoxalement, la même FCC prétendait voici un an qu'il n'y avait pas lieu de taxer la voix sur IP, jugée équivalente au courrier électronique et aux applications pair-à-pair. Le Skype gratuit pourrait donc devenir payant, l'éditeur devant alors payer une taxe. Elément rassurant pour Skype : la société luxembourgeoise dépend peu du marché américain. En effet, 44 % des utilisateurs de Skype se situent en Europe, contre 29 % en Asie, 13 % en Amérique du Nord et 10 % en Amérique du Sud [3].